Comme bon nombre de parisiens voyant le soleil du week-end poindre le bout de son nez, l'appel de la mer une fois encore fût plus fort que tout le reste en ce dimanche d'automne. Mais comme j'essaie toujours de ne pas faire comme tout le monde, j'ai proposé à quelques amis de partir en avion à Deauville, l'histoire d'étrenner ma toute jeune qualification sur C172. A 2 sur C150 c'est top en amoureux, et à 4 dans un C172, c'est tout de suite plus fun. Arrivée donc à Pontoise ce matin à 11h l'histoire de se remettre tranquillement de la nuit blanche, et décollage vers midi le temps de partager le briefing. Je ne sais pas comment ça se passe pour les autres pilotes, mais je prends toujours beaucoup de plaisir à expliquer en détail comment le vol va se dérouler, non seulement pour initier mes invités à la complexité de la chose, mais aussi et surtout parce que c'est un moment de convivialité très rassurant pour eux.
Beaucoup de trafic au départ de Pontoise ce matin. Le vol se passe sans histoire, arrivée toujours aussi magique par le point ED (Pont de Normandie), et atterrissage à Deauville au milieu des jets qui repartent avec la fine fleur des femmes de ce monde (le Women's Forum s'est terminé hier soir à Deauville). Seul petit problème : au milieu de tout ce trafic de jets plus beaux les uns que les autres, et avec l'envie d'aller déguster de bons fruits de mer au bord de mer, j'en ai oublié de couper la batterie ! Très mauvaise idée Francis. De retour sur l'aérodrome vers 17h30, impossible de repartir, plus de jus. Personne sur place pour m'indiquer comment faire, le pompier de service ne sachant pas s'il existait sur cette machine une prise électrique ou pas en cas de panne. A seulement 1h de l'heure de départ maximale en raison de la nuit aéronautique, nous voila bien scotché à Deauville.
Heureusement, au bord du désespoir de devoir rentrer en train, un dernier coup de fil nous a permis de trouver la solution : Bernard, mon instructeur à Pontoise, miraculeusement disponible au téléphone en ce dimanche soir, m'expliqua précisément où se trouvait la trappe d'accès au connecteur extérieur de la batterie. 18h10, le pompier arrive avec son gros 4x4, dévisse la trappe, connecte sa batterie à celle de l'avion (vous savez, avec les câbles, comme pour une voiture quand vous avez oublié d'éteindre les phares en hiver), un coup de clé, et hop, tout redémarre. Il est 18h20, il ne nous reste plus que 10min pour prendre le départ. 18h25, décollage de Deauville. 19h25 arrivée à Pontoise, le soleil se couche derrière nous au moment d'atterrir sur la piste 12.
La prochaine fois, je vous certifie que je n'oublierai pas de couper la batterie ! Merci à mes passagers pour leur confiance, ils ont su garder un très grand calme ! ;-)











bien rigolé surtout !
t'as oublié la radio qui marche pas, à 18h23...
Rédigé par: joséphine | 08 octobre 2006 à 23:19
Exact, je l'avais oublié celle là. heureusement rien de grave, elle est repartie aussi : j'avais juste oublié que je l'avais coupée une heure plus tôt pour essayer de gagner au maximum d'énergie ! ;-)
Rédigé par: Francis | 08 octobre 2006 à 23:32